
En tant que fille de Philippe Pengrech, j’ai découvert très tôt le monde de la création artistique. Mon enfance s’est déroulée entre les ateliers de mes parents, au milieu des chevalets, des pigments, des toiles en cours de réalisation et des odeurs caractéristiques de peinture, de vernis et de restauration. Pendant près de dix ans, mon père a exercé comme restaurateur de tableaux, un travail exigeant qui a nourri son regard autant que sa pratique personnelle. J’ai ainsi grandi dans un environnement où la création dialoguait quotidiennement avec l’histoire de l’art et la matière des œuvres.
Artiste plasticien, Philippe Pengrech développe depuis plusieurs décennies une démarche ouverte, traversant différents champs de création. Son parcours l’a conduit à explorer aussi bien le dessin, la peinture, la sculpture, le bronze, la photographie que la scénographie et la création de décors pour le spectacle vivant.
Au cœur de son travail se trouve un intérêt constant pour la figure humaine, et plus particulièrement pour le corps féminin. À travers le dessin, la peinture ou la sculpture, il interroge les équilibres, les tensions, les volumes et la présence du corps dans l’espace.
Parallèlement à ce travail sur la figure, l’architecture constitue un autre axe de sa pratique. Qu’il s’agisse du corps ou de l’architecture, son travail révèle un même intérêt pour la construction, les lignes de force et les rapports entre forme, volume et espace.
Ce qui me semble caractériser son parcours est cette capacité à faire dialoguer des disciplines multiples tout en conservant une cohérence de regard. Nourrie par l’expérience de la restauration, par les arts visuels et par le spectacle vivant, son œuvre témoigne d’une recherche constante autour de la représentation, de la matière et de la présence.
